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  • Photo du rédacteurSagesses Bouddhistes

La traversée d’un siècle

Société de consommation, d’information et de divertissement, choix du végétarisme, pratique en milieu urbain, méditation laïque, rituels bouddhistes et transmission, deux maîtres enseignants, Tulkou Trinley Rinpoché, dépositaire de la tradition Kagyupa tibétaine, et Thanissaro Bhikkhu, de la tradition thaïe des moines de la forêt, s’expriment ici sur la manière de vivre et transmettre le bouddhisme en ce début de siècle.


© Salva Magaz

Tulkou Trinley Rinpoché est un érudit et l’un des rares Occidentaux à avoir été reconnu dès l’âge de trois ans comme tulkou. Durant plus de vingt ans, il a suivi l’enseignement de nombreux maîtres. Il a poursuivi une formation universitaire occidentale en philosophie, ainsi que dans les sciences historiques et philologiques. De par son érudition et sa maîtrise des langues, son enseignement toujours précis est à la portée de tous.

 

Sagesses Bouddhistes : Nous baignons dans une société d’informations parmi lesquelles il est difficile de faire le tri. Quelle est la question à se poser dans une démarche de discernement éthique et d’attitude en société qui puisse aller dans un sens bienfaisant pour les êtres ?


Tulkou Trinley Rinpoché : D’une manière générale, je pense qu’il y a énormément d’interrogations qui peuvent être soulevées. La société pousse chacun à gagner de l’argent, se distraire et être au maximum dans l’accumulation de jouissances. La question est donc de savoir : est-ce bien cela que je veux faire (comme tout le monde fait) et est-ce quelque chose qui est bénéfique, in fine ? Il y a beaucoup de choses bénéfiques dans la société de manière générale, comme l’entraide, le maintien de la paix, etc., et des choses qui peuvent être améliorées.

Fondamentalement, dans le cadre de la Voie bouddhique, le choix vient de certains questionnements : qu’est-ce que je souhaite véritablement ? Ce que je poursuis comme étant mon bien l’est-il réellement ou pas ? Quelle est la finalité de cette vie ? Traditionnellement, l’enseignement bouddhique nous invite à une certaine désillusion, par rapport à beaucoup de choses que l’on tient pour bénéfiques. Habituellement, nous poursuivons la richesse, le renom, les plaisirs, l’amour, le fait d’être aimé, apprécié par autrui. Et autour, nous observons que chacun espère ces choses et craint leurs contraires : nous nous efforçons de ne pas devenir pauvre, de maintenir notre réputation, de tenir la souffrance éloignée, de maintenir et ne pas perdre nos relations d’affection, d’amour, etc. C’est ce que l’on appelle traditionnellement les 8 dharmas du monde : les préoccupations habituelles générales. L’enseignement bouddhique pousse à une réflexion sur chacun de ces points (le renom, les plaisirs, etc.) pour voir, en quelque sorte, leur réalité et pouvoir transcender notre attachement en allant vers quelque chose de beaucoup plus fiable et plus vrai, quelque chose sur quoi on peut s’appuyer.


Que faut-il faire pour que le bouddhisme continue au XXIe siècle ?


TTR : Il y a deux aspects dans le bouddhisme : le premier est de l’ordre des moyens (qui ne sont pas absolument importants) et l’autre relève de l’essence de ce que le Bouddha a transmis, c’est-à-dire la sagesse et le discernement qui permettent d’atteindre l’Éveil, et de transcender l’existence conditionnée. Traditionnellement, on dit que l’héritage du Bouddha est double : c’est un enseignement et sa réalisation.

Pour avoir accès à l’enseignement, il faut étudier, et pour avoir accès à la réalisation, il faut la mettre en pratique. C’est ça, le bouddhisme. Ce n’est pas une manière de s’habiller, de se marier, une culture ou une langue sacrée, etc. L’essence du bouddhisme, c’est cette compréhension de ce que le Bouddha a enseigné et sa mise en pratique qui mène à la réalisation. C’est le discernement et la sagesse — c’est comprendre la vacuité, le non-soi, la Voie du milieu, le Mahamoudra, le Dzogchen, tous ces différents termes utilisés pour parler de cette sagesse, de ce discernement. Ce sont différentes manières d’expliquer mais c’est toujours la même essence qu’on essaie de transmettre et qui est une réalité : la réalité essentielle de notre esprit, qu’on essaie de comprendre.

Le Bouddha a dit : tant qu’il y a des personnes qui ont réalisé cela et qui comprennent cela, l’enseignement est vivant. Il a prophétisé que dans l’avenir, pendant 2 500 ans, ces deux aspects de son héritage survivraient et qu’éventuellement l’aspect de la réalisation disparaîtrait. Des personnes auraient une compréhension intellectuelle mais elle ne serait pas la réalisation de cet enseignement. Et éventuellement, cette compréhension même disparaîtrait. Il y aurait des gens qui s’appelleraient « bouddhistes », mais ils auraient perdu l’héritage du Bouddha.


Vous dites 2 500 ans, mais nous y sommes ! [1]

TTR : Nous y sommes, et c’est vrai qu’on peut le constater aujourd’hui.

Certains aspects existent encore, mais les personnes qui ont simplement la compréhension sont rares, et celles qui ont la compréhension et la réalisation sont encore plus rares. On peut en parler longtemps, c’est un vaste sujet !

Si l’on souhaite faire perdurer le bouddhisme, il faut savoir qu’il n’y a pas d’institution en particulier, d’église ou de bâtiment en particulier qui puisse le conserver. Pour conserver cet enseignement, il faut faire l’effort par nous-mêmes et comprendre, avoir accès à l’enseignement et à la réalisation pour perpétuer dans sa personne l’enseignement du Bouddha.


Quel rôle devront jouer les institutions bouddhistes dans cette pérennité ?

L’un des problèmes que nous avons est le phénomène « gourou », le maître sur lequel tout le monde se focalise. Tant que tout va bien avec son activité, on a l’impression que quelque chose se passe. Et puis après, quand il disparaît, tout disparaît. Il faut éviter cela.

Je ne veux pas dire qu’il ne peut pas y avoir de maîtres exceptionnels, capables de faire beaucoup de choses, comme ils l’ont fait d’ailleurs. Il faut leur être reconnaissant : c’est grâce à eux que nous avons ce que l’on a à l’heure actuelle. Mais il faut qu’il y ait une institution d’enseignement, de formation qui puisse perdurer.

Par exemple, les institutions bouddhiques au Tibet ne sont pas focalisées autour du charisme d’un maître unique. Il y a eu, certes, des maîtres fondateurs, il y a eu des personnes de cette importance, et il y aura des maîtres importants. Mais il y a avant tout une institution, une organisation, une communauté où perdure la transmission dans une structure d’enseignement. Ça crée les circonstances, le terreau pour que quelque chose d’exceptionnel puisse en sortir.


La pratique de la méditation laïque est en pleine expansion parmi les personnes assez rétives aux rituels et aux religions. Qu’en pensez-vous ? Comment comprendre les rituels du bouddhisme tibétain ?

Les gens aujourd’hui ont envie, dans une société où la distraction est la norme, de se tourner, quelle qu’en soit la manière (en étant juste dans la quiétude, dans le repos), vers leur intériorité. Que la manière soit laïque ou religieuse n’a aucune importance. L’important est que la personne puisse trouver une certaine quiétude. Mais cela mène-t-il à l’Éveil ? C’est une discussion de spécialistes car la méditation bouddhique se distingue dans son essence par le discernement, la sagesse et elle demanderait un développement ultérieur. Mais cette forme de méditation laïque peut amener à ce genre de questionnement et conduire le pratiquant à mûrir. Je pense donc que c’est extrêmement positif.

Les maîtres du Vajrayana sont venus pour la plupart du Tibet, du Bhoutan, de l’Himalaya et ont enseigné la pratique méditative à travers le médium des rituels du Vajrayana. Cette forme de pratique peut paraître très limitée parce que trop identifiée à une culture et assimilée à quelque chose de religieux. En effet, beaucoup de cérémonies peuvent même rappeler les cérémonies catholiques ou orthodoxes, avec l’utilisation de l’encens, des bougies, de la musique, etc. — et d’ailleurs cette forme rituelle attire certaines personnes qui y sont sensibles.

Mais le risque existe de ne pas comprendre le sens de ces pratiques, d’être simplement dans la forme et non pas dans le fond, ce qui, d’après mon observation, est le cas pour la majorité des personnes.

Issu moi-même de la tradition Vajrayana, je soutiens évidemment qu’il faut bien comprendre la forme et le fond : il y a toute une instruction, une préparation pour avoir accès à cet enseignement de manière vraiment correcte.

Associer le discernement à la méditation, voilà le point clef. La tradition à laquelle j’appartiens porte l’enseignement du mahamoudra, qui peut être abordé directement sans passer par les rituels du Vajrayana, sans devoir recevoir les initiations. On peut, en s’appuyant d’abord sur la pratique de samatha (méditation du calme mental) et sur les instructions du Grand Véhicule, le Mahayana, avoir directement accès à l’essence la plus profonde, la plus importante de l’enseignement que l’on trouve dans le Vajrayana et dans tout l’enseignement du Bouddha.

Il n’est absolument pas nécessaire d’avoir accès à tous ces rituels : c’est une méthode mais peut-être qu’en Occident, comme ces méthodes n’ont pas été culturellement adaptées, parfois les gens ne comprennent pas ces rituels. L’important est de bien comprendre la pratique que l’on fait. Pour résumer toute la pratique bouddhique, il y a trois grands entraînements : la discipline éthique, développer la concentration et la stabilité de l’esprit (la méditation), et cultiver le discernement (transcender toutes ses illusions, sa confusion).


[1] Dans le calendrier bouddhiste utilisé en Asie du Sud-Est, l’année 1 est fixée à 543 av. J.-C. Notre année 2017 correspond donc à 2560 (NDR).

 

Thanissaro Bikkhu (Geoffrey DeGraaf), Ajahn Geoff pour ses élèves, est un moine bouddhiste de la tradition thaïe de la forêt. Il étudie et enseigne la méditation depuis plus de trente ans. Il est abbé du Metta Forest Monastery dans les collines du comté de San Diego, aux États-Unis.


Sagesses Bouddhistes : Pensez-vous que les méditations laïques, dont on a prouvé qu’elles sont bonnes pour la santé, et qui sont utilisées en médecine et dans d’autres domaines, auront un impact sur le bouddhisme ?

Thanissaro Bikkhu : Il y a maintenant un mouvement de méditation séculaire très populaire aux États-Unis. Ils ont des centres, des endroits retirés où les gens peuvent venir s’asseoir et être en pleine conscience, et où on ne mentionne pas du tout le Bouddha. Et sati, que l’on traduit par mindfulness en anglais, a été sorti de son contexte. Au lieu d’être sati-juste, qui est un des facteurs du Noble Sentier Octuple [1], et une qualité de la mémoire, il s’agit maintenant simplement d’une technique qui consiste à accepter les choses telles qu’elles sont, sans réagir, et dont le but est de calmer l’esprit et de faire baisser la tension artérielle. En fait, il s’agit d’une technique pour développer l’équanimité.

Nombreuses sont les études sur les effets physiques et psychologiques de ce que je préfère appeler « la méditation de l’équanimité ». Je pense que ce type de pratique continuera d’attirer les personnes qui recherchent ce genre de résultats apaisants. Mais il y a d’autres personnes qui ne s’en satisferont pas, et qui voudront en savoir plus sur la façon dont le Bouddha enseignait sati. Il est important d’adopter l’attitude qu’on appelle en anglais « vivre et laisser vivre ». Ils auront leur pratique et nous aurons la nôtre, ce qui ne posera pas de problème tant qu’on se laissera tranquille mutuellement.

Mon objection, c’est que ce mouvement séculaire s’est emparé du mot mindfulness, qui en anglais convient très bien pour décrire ce dont le Bouddha parlait, et qu’ils en ont fait autre chose. Le « mindfulness business » est en train d’en faire une marque déposée, et essaye d’imposer son idée de sa signification dans notre société. Alors il y aura une querelle autour du sens donné à ce mot.


SB: Devrait-on alors n’utiliser que le mot sati ?

C’est ce que nous faisons ici lors de nos retraites en France. Au lieu d’utiliser l’expression « pleine conscience », qui a développé sa propre signification en français, nous reprenons le mot sati et nous expliquons ce qu’il signifie : c’est une faculté de la mémoire, où vous gardez à l’esprit ce qui est habile, ce qui ne l’est pas, et ensuite appliquez cette connaissance à ce que vous êtes en train de faire dans le moment présent.



Que pensez-vous de ces nouveaux outils pour la diffusion du Dharma et quelles sont les précautions que nous devrions prendre les concernant ?

D’un côté, c’est utile d’avoir toutes ces informations disponibles. Le problème, cependant, est que le Dharma ne se résume pas à de l’information. C’est une qualité du cœur. Il y a un intérêt particulier à être à proximité d’une personne qui maîtrise le Dharma. Vous captez des choses que vous ne pourriez pas capter, même dans une vidéo en direct. Dans mon propre cas, j’ai vécu avec mon maître pendant dix ans et appris des leçons de lui : comment il gérait sa douleur et sa maladie quand il était malade ; la manière dont il parlait aux gens difficiles. Être avec lui jour après jour m’a fourni beaucoup de leçons de Dharma qui ne peuvent pas être transmises par des livres ou par le biais d’un écran.

Quelque chose se met en travers de beaucoup des qualités centrales du Dharma lorsqu’il y a un écran entre vous et moi. Vous pouvez donner une bonne impression à l’écran, et certaines personnes passent vraiment bien à l’image, mais il pourrait aussi bien ne rien y avoir derrière. Tout est dans l’image. Vous pouvez très facilement mal interpréter les personnes sur Internet.


Est-il possible d’établir un bouddhisme adapté au style de vie urbain, dans un monde où plus de 60 % de la population va vivre dans les villes et les mégapoles au xxie siècle ?

Il y a déjà des centres dans les villes où les individus peuvent se rendre et méditer de façon régulière. C’est une des manières de les aider à maintenir une relation continue avec le Dharma. Mon maître en Thaïlande passait la moitié de son temps à Bangkok, enseignant la méditation aux personnes qui venaient pendant la pause déjeuner, après le travail ou pendant de plus longues périodes en fin de semaine. Pour beaucoup de personnes, le simple fait d’avoir un contact avec quelqu’un qui est un authentique pratiquant créait un environnement pour le reste de leur vie. Cela crée le cadre pour toutes leurs autres activités. Bien trop souvent, nous avons l’idée que notre vie urbaine est le cadre, et nous essayons d’insérer du Dharma dans les petites brèches, nous disant : « Je vais méditer dans le métro » ou « Je vais considérer la conduite en voiture comme une méditation » ou « Je vais méditer à chaque fois que je m’arrête à un feu rouge. » Mais cela revient simplement à presser le Dharma dans les brèches, là où il ne peut pas se développer correctement, telle une plante poussant dans les fissures d’un trottoir. Au lieu de cela, nous devrions faire du Dharma le contexte. Plutôt que de mettre de la pratique dans notre vie quotidienne, nous mettons de la vie quotidienne dans notre pratique.


Comment faisons-nous cela ?

Pour faire cela, nous avons besoin d’un contact personnel avec quelqu’un qui incarne les valeurs du Dharma, en opposition aux valeurs matérialistes qui règnent dans les sociétés urbaines. C’est ce que fournissait mon maître à ces élèves de Bangkok. Il passait la moitié de son temps là-bas, et revenait dans la forêt le reste du temps, pour rétablir sa propre stabilité mais également pour fournir un lieu hors de la ville, dans la forêt, où ses élèves de Bangkok pouvaient venir.

Traditionnellement, le bouddhisme a toujours prospéré dans la forêt. Le Bouddha est né dans la forêt, il a atteint l’éveil dans la forêt, il a enseigné à ses premiers élèves dans la forêt, il est mort dans la forêt. Tout au long de l’histoire, quand le Sangha monastique des villes se dégradait (et il y a cette tendance que, quand les moines vivent trop près des personnes laïques, le niveau de la pratique diminue), les gens essayaient à nouveau de trouver des moines fiables dans la forêt. Récemment, dans les années 1970, c’est comme cela qu’il y a eu une résurgence de la tradition bouddhiste en Thaïlande. Nous devons trouver certaines manières de maintenir une connexion entre la ville et la forêt pour garder ces deux côtés vivants.


Comment le bouddhisme en Occident va-t-il évoluer ?

Il va se développer dans beaucoup de directions différentes. Quand je suis retourné pour la première fois aux États-Unis, après avoir passé seize années en Thaïlande, il y avait un effort concerté pour définir ce que le bouddhisme occidental allait être. Les gens proposaient de longues listes de caractéristiques, disant qu’ils espéraient que le bouddhisme occidental serait comme ceci ou comme cela – et ils ne faisaient pas qu’espérer, ils allaient faire en sorte que ce soit ainsi.

La question est de savoir comment s’assurer que les adaptations ne s’éloignent pas toujours plus loin des valeurs centrales de la tradition. C’est là qu’il faut avoir une bonne et forte tradition de la forêt. Cela fournit l’ancrage nécessaire afin que les valeurs centrales ne se perdent pas.

Lorsque vous êtes dans la forêt et faites face aux vrais enseignants, comme on les appelle en Thaïlande (en d’autres termes, les serpents, les maladies et toutes sortes de difficultés), ceux-ci ne se préoccupent pas du fait que vous soyez un enseignant merveilleux ou pas. Vous y êtes confronté de telle sorte que cela teste votre complaisance, votre patience et votre endurance. Les qualités requises par le Dharma s’imposent d’elles-mêmes en vous. Si nous avons cela, nous possédons alors une ressource sur laquelle nous pouvons nous appuyer. Et cette ressource sera intemporelle. Aux États-Unis, nous avons vu différents mouvements dans les zones urbaines apparaître, être débattus un certain temps, et enfin devenir moins pertinents et disparaître. Nous avons besoin de quelque chose à quoi nous pouvons revenir, pour nous apporter un peu de substance afin de maintenir la tradition en vie et fidèle à ses racines.


Selon vous, quelles sont les conditions nécessaires pour que la transmission reste authentique ?

Avoir un bon maître, et une bonne communauté de moines qui peut aider à entraîner les individus. En Thaïlande, la clé a toujours été de pouvoir disposer d’endroits en pleine nature où les gens peuvent pratiquer en toute tranquillité. Où on ne demande pas à un jeune moine qui vient d’arriver de fonder un nouveau monastère ou un centre de méditation en ville. Cela serait dévastateur pour sa pratique. Ce dont nous avons besoin est d’un endroit où l’on permet aux gens de pratiquer sans aucune forme de pression ou aucune attente pour qu’ils enseignent. De cette manière, ils peuvent pratiquer autant qu’ils le veulent. Et peut-être qu’un jour ils enseigneront, mais il n’y a pas de pression dans cette direction. Quand ces conditions sont réunies, je pense qu’il est possible que la transmission reste authentique.


[1] Noble Sentier Octuple : moyen de mettre fin à la souffrance, chemin conduisant à la paix, à la sagesse, à l’Éveil, au nirvana. C’est aussi la « Voie du milieu », qui évite de se complaire dans les plaisirs des sens ou dans la souffrance. Ce sentier a huit composantes : la vision juste, la pensée juste, la parole juste, l’action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste et la concentration juste.


 

Cet article est paru dans Sagesses Bouddhistes n°3 (Été 2017)

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