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Les émotions

Présentation : Aurélie Godefroy


Extraits de l’émission Sagesses Bouddhistes diffusée en deux parties en octobre 2013.


Aurélie Godefroy : Commençons par définir ce que sont les émotions. Tout d’abord, Christophe André, le point de vue du psychologue : comment envisagez-vous les émotions ?

Christophe André : En psychologie on peut les définir de tout un tas de façons mais il y a trois points très importants. Le premier, c’est que ce sont des réactions automatiques qui ne dépendent pas de nous, on ne peut pas empêcher une émotion d’arriver en nous-mêmes. Le deuxième point, c’est que ce sont des réactions globales, mélangeant à la fois des manifestations du corps et de l’esprit, et là encore c’est indissociable, ce ne sont ni des pures pensées ni des purs phénomènes physiologiques. Le troisième point, c’est que ce sont des réactions qui répondent à des changements dans notre environnement, lorsque quelque chose bouge, nous déstabilise, nous interpelle ; il y a en général un éveil émotionnel qui nous sert en théorie à mieux nous adapter, mais parfois ça ne marche pas aussi bien.


Est-ce que vous les définissez de la même façon, Jean-Marc Falcombello ?

Jean-Marc Falcombello : Je suis forcément d’accord avec cette définition. Peut-être que du point de vue bouddhiste, disons pour le bouddhiste standard, on va s’imaginer l’émotion comme quelque chose de forcément un peu négatif, alors qu’en fait c’est une des manifestations de ce que l’on appelle généralement les « phénomènes mentaux ». Comme une pensée qui surgit du fait des stimuli et qui se traduit aussi par des états physiques. Et puis il y a parfois l’idée d’essayer de se débarrasser des émotions. Mais il faut être précis parce qu’il ne s’agit pas de vouloir se débarrasser de tout, étant donné que c’est quand même une manifestation tout à fait naturelle, quelque chose qui apparaît et qui se manifeste et qu’on ne peut pas empêcher de se manifester.


Mais quelle est la nature, du point de vue bouddhiste, des émotions ?

J.M.F. : Il y a différentes écoles mais, dans les traditions tibétaines, elles sont toujours vues comme l’expression de la nature de l’esprit. C’est-à-dire qu’elles révèlent quelque chose de notre nature profonde, de notre nature éveillée. Pour autant qu’on sache regarder dans leur nature profonde, dans leur essence, dans ce qu’elles sont vraiment, comme une espèce de texture. Sinon, dans la manière dont elles se manifestent, elles peuvent aussi apparaître sous le visage de la confusion.

Est-ce qu’on conseille de les gérer dans le bouddhisme ?

J.M.F. : C’est extrêmement complexe, je pense que l’idée même de gestion, c’est un concept moderne, comme on gère un fonds de commerce, une banque, etc. Je ne pense pas que dans la tradition bouddhiste, au départ, on voit les choses comme ça ! J’ai l’impression que dans le bouddhisme il y a justement cette tradition d’être à l’écoute, d’être complètement dans le travail de la pleine conscience. Et ce qui est intéressant, c’est que souvent dans les instructions, si on regarde les anciens textes de méditation, il y a vraiment l’idée qu’au départ on ne sait pas par quoi nous sommes agités. Et donc la pratique méditative consiste vraiment à l’entraînement, au regard que l’on va poser sur soi. D’où le calme mental, etc. Mais il y a vraiment cette idée qu’il y a cette zone d’inconnaissance. Comme si on ne le voyait pas.



" Dans la tradition bouddhiste, on n’est pas dans l’idée qu’il faut absolument sortir une émotion, pourrait-on dire. Il y a plutôt l’idée d’apprendre, c’est-à-dire se rendre sensible à leur présence… "

Jean-Marc Falcombello



Christophe André disait en préparant cette émission que ça demande aussi une certaine dose d’humilité ; c’est très important pour reconnaître ses émotions.

J.M.F. : Oui, parce que d’abord ça demande de prendre un certain temps et puis d’oser regarder sans jugement. Oser regarder tout simplement, donner de la place à cela ; c’est clair, il y a cette idée de regarder et d’observer. Après, effectivement, on peut parler de valence, des qualités qu’on va donner aux émotions. Là, il faut effectivement énormément se méfier et le bouddhiste doit se méfier aussi parce que la tendance ou l’envie pourrait être de vouloir gérer justement, pour en revenir à votre question. Vouloir gérer, ça veut dire quoi ? Vouloir se débarrasser de certaines choses au profit d’autres ? Il faut faire attention…


Alors sans pour autant les gérer, est-ce qu’on doit du moins les exprimer ? C’est important de le faire ?

J.M.F. : Dans la tradition bouddhiste, on n’est pas dans l’idée qu’il faut absolument sortir une émotion, pourrait-on dire. Il y a plutôt l’idée d’apprendre, c’est-à-dire se rendre sensible à leur présence…


Les reconnaître, les accueillir…

J.M.F. : Oui… Plus que l’idée qu’il faut absolument les exprimer ou ne pas les exprimer. Bien sûr, il y a aussi des traditions bouddhistes où on est vraiment dans l’idée : il faut réfréner. Pourquoi ? Parce qu’il y a une méfiance. Les émotions dans leurs formes les plus fortes sont assez rares finalement, mais ces émotions-là, du point de vue bouddhiste, sont vues comme un peu destructrices. C’est-à-dire qu’il y a de vrais risques que les émotions puissantes nous amènent sur des écueils, nourrissent une confusion.


Saisie, attachement, souffrance…

J.M.F. : Exactement, mais on n’est pas toujours dans ce cas-là.

C.A. : Elles nous aveuglent également puisque dans le champ de ce qu’on appelle la psychothérapie cognitive, celle où l’on travaille sur les contenus de pensée, il y a un dicton que l’on transmet à nos élèves ; on dit : « Plus forte est l’émotion, plus forte est la distorsion. » La distorsion, c’est notre vision du monde et, plus l’émotion est intense, plus ça va déformer la manière dont je vais lire le monde, et plus je suis en danger de faire des erreurs, de me faire piéger au fond par ce signal émotionnel qui au début était là pour m’aider, mais qui a pris une telle ampleur qu’il va désorganiser ma lecture du monde et ma compréhension de ce qui est en train de se passer.


Jean-Marc Falcombello, pouvez-vous nous dire si certains textes bouddhistes évoquent ces émotions et quelle est leur manière de les évoquer ?

J.M.F. : Je pense qu’une grande partie de ce qu’on trouvera dans la littérature bouddhiste traite des émotions. Et il y a de multiples manières de les aborder. Il peut y avoir l’idée : « Méfions-nous-en. » Pourquoi ? Parce qu’elles conditionnent nos mondes. On va retrouver ça dans l’idée même des « mondes » dans le point de vue bouddhiste. Mais en même temps, il y a des apports tardifs que l’on retrouve par exemple dans Gampopa, un auteur disciple de Milarépa ; il en parle comme du bois qui allume le feu. Et il dit : « Attention, ne vous en débarrassez pas. » C’est très beau parce que si on a une approche fine avec cela, on se dit que peut-être l’émotion peut nous éveiller à notre nature profonde. Il y a quelque chose en elle qui n’est jamais séparé de la conscience elle-même. C’est très intéressant car c’est une vison plus intégrante ou plus intégrative, je ne sais pas trop comment le dire, plutôt que de vouloir se débarrasser de quelque chose qui serait un petit peu mauvais, pas bien, etc. Il y a vraiment l’idée qu’il y a une possibilité d’apprentissage d’ailleurs, plus que de « gestion ». L’émotion peut me renseigner sur ma nature extrêmement profonde, ça va être tout le cœur de l’aventure, de la pratique bouddhiste, de la méditation en fait. Il y a cette très belle image de la vague et de l’eau : lama Teunsang, mon maître, dit : « La vague n’est jamais séparée de l’eau. » C’est à partir de l’eau qu’elle se manifeste et c’est dans l’eau qu’elle se résorbe. Milarépa le dit des nuages qui apparaissent dans le ciel : c’est dans le ciel qu’ils se résorbent. Il y a une sorte de confiance à faire au processus. La pratique méditative en cela peut nous renseigner sur notre nature même, parce que finalement si le nuage se dissout dans l’espace, quelle est la nature du nuage ?


" Lorsqu’on demande aux personnes de lâcher prise, ce n’est pas de lâcher l’hyper-contrôle, ne plus rien ressentir, pour basculer du côté de l’abandon, mais de trouver un juste milieu qui soit dans l’acceptation de l’émotion. "

Christophe André


Qu’est-ce qu’on entend par « lâcher prise », une expression parfois galvaudée ?

J.M.F. : Est-ce qu’il faut comprendre le lâcher-prise comme « surtout je ne m’implique pas, surtout je ne ressens pas, je ne me plains pas » ? Je ne crois pas. Si en on revient aux textes, il y a une parole magnifique de Tilopa à Naropa où il lui dit : « Ce n’est pas la manifestation le problème, c’est la saisie. » Que veut-il dire ? La saisie, c’est quoi ? C’est réifier, dire « c’est réel », c’est le moment où l’on confond la corde avec le serpent, le moment où l’on va croire que l’émotion a une existence absolue, réelle – on est complètement dans la colère, elle devient solide, tangible… Alors si lâcher prise ça veut dire dé-saisir, mettre un peu de souplesse dans cette tension à l’égard de l’émotion, c’est-à-dire comme s’il y avait une identification totale, alors oui, lâcher prise c’est bien. Si lâcher prise, ça veut dire faire en sorte de ne pas ressentir et imaginer que l’on est hors des émotions, qu’on ne les sent pas et qu’on ne les voit pas, alors là au contraire, je pense qu’il y aurait une sorte de dichotomie qui pourrait devenir un peu dangereuse entre soi et les émotions. C’est-à-dire qu’on serait dans une idée de ce que l’on est, une idée du soi, plutôt que d’être. Donc là ça mérite un réglage parfois plus fin.


Christophe André, qu’est-ce qu’on entend par lâcher prise en psychologie ?

C.A. : C’est une voie du juste milieu en réalité. Quand on observe les stratégies spontanées de régulation émotionnelle, comment s’y prennent les humains en général pour faire avec leurs émotions, on voit qu’il y a deux extrêmes : l’un qui est du côté de l’aversion, surtout ne pas ressentir l’émotion (…) soit c’est l’immersion, l’accrochage à l’émotion sous forme d’un abandon total, je me laisse aller à ma colère, à mon orgueil, à ma tristesse et je les prends pour la réalité effectivement, je les solidifie, je suis totalement identifié au message qu’elles me transmettent. Lorsqu’on demande aux personnes de lâcher prise, ce n’est pas de lâcher l’hyper-contrôle, ne plus rien ressentir, pour basculer du côté de l’abandon, mais de trouver un juste milieu qui soit dans l’acceptation de l’émotion : « oui, je commence à ressentir la morsure de la colère, de l’envie, de la tristesse », mais qui soit aussi dans une attitude active : « que m’arrive-t-il ? qu’est-ce qui a déclenché ça, qu’est-ce que c’est en train de produire en moi ? » et une fois de plus il y a une question très importante : « vers quoi ça me pousse ? Est-ce que c’est vers là que je souhaite aller ? » Donc, dans cette notion de lâcher prise il y beaucoup plus que ce que l’on imagine, il y a cette notion d’intelligence, d’apprentissage, d’humilité par rapport à la force de l’émotion mais aussi de lucidité par rapport à ce qu’elle me dit et ce vers quoi elle me pousse.


Quelle est la valeur accordée aux émotions dans le bouddhisme ? Qu’elles soient positives ou négatives ?

J.M.F. : Bien sûr, il peut y avoir une valeur négative et on peut ici introduire l’idée de voile, d’obscurcissement, de conditionnement même, voire de tendances inconscientes. Là elles peuvent avoir une valeur franchement négative. Je vais utiliser un petit terme technique tibétain mais il est intéressant, c’est « Nyunmong » ; « nyun » ça veut dire folie et « mong » ça veut dire opaque, le brouillard… là on parle des afflictions mentales. En général justement on fait la confusion, on croit que toutes les émotions sont confusion au sens d’afflictions mentales et que donc il faudrait absolument s’en débarrasser car c’est une mauvaise chose. Mais non. On parlait de réification, le fait de saisir complètement, d’être dedans, là c’est une valeur négative, clairement. Il me revient une instruction très simple ; c’est une femme, Machik Labdrön (1055 – 1145), qui parle de « djimleu », ce qui veut dire à la fois savoir être tendu et savoir être détendu, et elle dit : à l’intérieur de la pratique méditative « détendu », pas au sens de relaxation, mais au sens de « laisser de l’espace, du champ », sans cette idée de valeur qu’on va donner à l’émotion. Juste observer, présence à ce qui est en train de se produire donc détente. Et par « tension » elle veut dire que dans la vie courante, j’observe : « Suis-je en train de me laisser entraîner ? » Et là j’ai besoin d’une certaine tension, ça ne veut pas dire : « je suis tendu », mais : « je suis attentif ».


C’est plus une question de discernement, de conscience ?

J.M.F. : Oui, c’est toujours une question de conscience, c’est en ça que l’émotion n’a pas une valeur en soi, absolue.


Mais concrètement, Christophe André, comment est-ce qu’on en arrive au lâcher-prise ?

C.A. : Dans la régulation des émotions il y a plusieurs choses fondamentales. La première, c’est de comprendre d’où nous viennent ces émotions. On a coutume de dire, en psychologie, que les émotions sont liées à la satisfaction de nos besoins. (…) Mais c’est compliqué car parfois je peux ressentir des émotions désagréables parce que certains de mes besoins ne sont pas satisfaits et c’est tant mieux ! Parce que si mes besoins, c’est de la reconnaissance extrême, de la domination sur les autres, je vais être déçu quand je n’y arriverai pas mais c’est très bien. C’est pour ça que parfois certaines émotions ou certains ressentis négatifs comme la culpabilité peuvent avoir du bons, et certains ressentis agréables et positifs comme la fierté, etc. sont problématiques parce qu’ils témoignent d’un besoin de reconnaissance, de domination… Donc, la première des choses, c’est d’apprendre à observer ma vie, c’est ce qu’on appelle l’auto-observation en psychologie des émotions, c’est fondamental. On peut désirer aller vers ça, mais après il va falloir se mettre au boulot, observer tous les moments où ça dérape, s’interroger régulièrement, travailler aussi avec cette fameuse pleine conscience qui est une sorte de laboratoire de notre conscience, de notre esprit dans lequel on va observer attentivement, calmement et sans juger, comme vous le disiez Jean-Marc, nos émotions et tout ce qui va avec. Vous voyez, c’est un ensemble très vaste, la psychologie des émotions, et très passionnant.


Ça nous ramène aussi à la question de l’identification et de notre rapport à nous-mêmes mais aussi aux autres, Jean-Marc Falcombello.

J.M.F. : Oui, c’est pour ça qu’il ne faudrait surtout pas croire qu’il faut se débarrasser comme cela de nos émotions, parce que du point de vue bouddhiste, on ne fait pas cette différence entre l’individu et l’émotion. On pourrait dire que nous sommes des états de conscience sans cesse changeants et c’est vraiment l’idée dans la psychologie bouddhiste : on parle du continuum de la conscience, du flot de conscience pour dire que c’est mouvant, c’est un processus changeant. Mais il n’y a pas l’idée que je suis un individu qui « a » des émotions. Non, je suis indifférencié d’avec ces états et je les observe et je vais regarder ce qui est en train de se produire, et c’est mouvant, donc l’identification elle-même est mouvante. Je ne suis pas un être colérique, je suis bien plus subtil que cela. C’est là que la pratique bouddhiste va relativiser cette identité, mais j’imagine que la pleine conscience de la même manière est intéressante.


Alors justement, Christophe André, qu’en est-il de la méditation en pleine conscience ?

C.A. : Alors, il y a beaucoup de choses à dire mais, en ce qui concerne notre sujet, l’intelligence, la compréhension et la régulation de nos émotions, elle est un outil quasiment indispensable ; on se demande comment on a fait auparavant pour s’en passer, parce qu’on l’utilise beaucoup aujourd’hui ! Dans la mesure où elle est cet espace psychologique que je vais ouvrir régulièrement dans ma journée, le plus souvent possible, un espace où je vais pouvoir observer la manière dont fonctionne mon esprit, la manière dont naissent, vivent et meurent mes émotions. Et peu à peu je vais développer une intelligence émotionnelle accrue. Dans notre service on a publié récemment une étude, une recherche scientifique montrant que les patients à qui on apprenait la pleine conscience, sans mêler à cet apprentissage quelque enseignement sur les émotions que ce soit, à la sortie de l’entraînement à la pleine conscience, au bout de trois mois et quelques semaines (et quelques mois plus tard ça persiste), ont eu un bénéfice très net sur la régulation des émotions. Autrement dit, même si on ne parle pas directement des émotions, qu’on apprend juste à poser son esprit dans l’instant, à observer ce qui vient, on a des bénéfices évidents mesurables sur nos échelles qui sont très sensibles en matière d’équilibre émotionnel. C’est vraiment un outil qui est passionnant et dont on commence à peine à mesurer la puissance et à évaluer la portée.


Pour conclure, Jean-Marc Falcombello, est-ce qu’il y a d’autres formes de méditation qui peuvent nous aider à lâcher prise, entre autres ?

J.M.F. : Bien sûr il y a toutes les techniques du calme mental, qui sont peut-être aussi à l’origine des travaux de pleine conscience, qui visent effectivement à créer cet espace. C’est intéressant parce que dans des textes anciens tibétains, on parle de « tchoung nié nousoum » : les phénomènes mentaux qui naissent, qui se disposent et qui vont finir… La grande question, qui est une question mystique (cette fois on va au-delà de l’idée de gestion), c’est de dire que finalement elles ne naissent en aucun lieu, elles ne demeurent en aucun lieu et elles ne finissent en aucun lieu. Là, on introduit quelque chose qui est un petit peu spécial mais en même temps qui va toucher la nature de la conscience. Pas seulement ce qui s’élève dans le champ de la conscience, mais la nature même de « cela » qui s’élève. Et là, ça nous fait rentrer forcément dans des méditations très profondes où il n’est pas question du tout de gérer mais de découvrir…


Cet article est paru dans Sagesses Bouddhistes n°2 (Printemps 2017)

 


Christophe André est médecin psychiatre. Il a introduit la pratique la méditation de la pleine conscience à l’hôpital Sainte-Anne à Paris. Spécialiste de la psychologie des émotions, il est également l'auteur de nombreux ouvrages sur la méditation et la pleine conscience.


 

Jean-Marc Falcombello (lama Djinpa Lodreu) devient interprète franco-tibétain à la fin des années 1980 et se met au service de la transmission orale des enseignements, ce qui lui permet d’étudier de près les grands textes classiques et de traduire les enseignements de Lama Teunsang (Centre de Montchardon en Isère). Il a accompli une retraite traditionnelle de longue durée et est le lama responsable du Centre d’études du bouddhisme tibétain de Genève.

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